Gmail check

Saèk Thmey

"Un avenir meilleur"


Une formation professionnelle dans le cadre du tourisme,

et l'enseignement du français

c’est assurer un "avenir meilleur" à de nombreuses familles cambodgiennes…


Histoire du Cambodge

Cambodge, le pays du Sourire, un pays au passé tragique !

« On ne peut évoquer le Cambodge sans parler de son histoire de grande Civilisation ! »

L’histoire d’Angkor, base de l’histoire khmère, débute en l’an 802 de notre ère sous l’impulsion du dieu-roi Jayavarman II, à Phnom Kulen qui reste un haut lieu de pèlerinage des Cambodgiens.

La civilisation khmère a été de longue date liée au continent indien et au peuple chinois, de nombreux comptoirs commerciaux au Sud du pays ayant facilités les échanges entre ces différents peuples de la région.

 

Par la suite le puissant empire d’Angkor domina la région sans partage sur plus de 400 ans, incluant de vastes territoires au Laos, en Thaïlande et au Vietnam.

Le fabuleux temple d’Angkor Wat dont la construction débuta entre l’an 1112 et 1152 sous le règne du roi Suryavarman II, adepte de Vishnou représente bien la puissance de l’Empire khmer de cette époque.

Comme toute grande civilisation, s’ensuivi des conflits internes qui petit à petit provoquèrent la chute de cet empire (1400 env.) dont le déclin débuta dans les années 1100 de notre ère.

Mises à part les constructions extraordinaires des temples angkoriens, cette civilisation était passée maître dans les travaux d’irrigations qui permirent la survie de la population d’Angkor.

Le site de Roluos à 15km de Siem Reap est le témoin de cette époque (877-889) et marque le début de l’ère angkorien.

Les années sombres au Cambodge:

Dès les années 1600, le royaume angkorien s’affaiblit et leurs rois successifs durent demander la protection intéressée à la Thaïlande et au Vietnam. À partir des années 1700 à 1800, plusieurs provinces furent annexées à ces 2 pays, celles de Battambang et de Siem Reap contrôlées par les Thaïlandais, celle du delta du Mékong (Kompong Cham) par les Vietnamiens. Dès le 18ème siècle, le Cambodge devint à nouveau autonome, ses puissants voisins ayant à lutter sur d’autres fronts, les Thaïs face aux Birmans et les Vietnamiens épuisés par des luttes internes.

En 1864, la suzeraineté de la Thaïlande et du Vietnam sur le Cambodge cessa lorsque les canonnières françaises forcèrent le roi Norodom Ier (1860-1904) à signer un traité de protectorat avec la France. En 1907, les Français qui s’occupaient de l’administration du pays obtinrent la restitution par les Thaïlandais des provinces de Battambang et de Siem Reap en échange de concessions sur le territoire laotien. Ainsi le Cambodge put rétablir sa souveraineté sur Angkor, perdue depuis plus d’un siècle.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les forces japonaises envahirent la plupart des territoires asiatiques dont le Cambodge. Toutefois le Cambodge put conserver sa souveraineté, le pays restant administré par les Français par le fait de la collaboration du gouvernement de Vichy avec les Allemands. Le Japon en échange concéda à nouveau à la Thaïlande, son alliée en quelque sorte, une grande partie des provinces Ouest, celles de Battambang et de Siem Reap. Celles-ci ne furent rendues au Cambodge qu’au début des années 1947.

L’indépendance du Cambodge…

Celle-ci fût proclamée le 9 novembre 1953 sous le règne du roi Sihanouk et reconnue par la conférence de Genève en mai 1954. Elle mit un terme au protectorat français. Le roi Sihanouk domina la scène politique les 15 années suivantes. Le roi Sihanouk, se méfiant de la politique américaine, s’est opposé à toute présence des Américains sur son territoire, cela surtout suite au renversement et à l’assassinat du président sud vietnamien Ngo Diem fomentés par les Américains en 1963, pourtant considéré comme un fidèle allié de Washington.

En 1965, Sihanouk rompit toutes relations diplomatiques avec les États-Unis et se tourna vers le Nord-Vietnam et la Chine, au détriment de nombre de ses partisans de la droite cambodgienne. Sa politique économique et sociale lui posa de gros problème dès 1967, malgré qu’il fût toujours considéré par la plupart des paysans comme un demi-dieu, une rébellion rurale opposa son armée à celle de ces rebelles et finalement sous la pression de l’armée il instaura une dure répression contre les partisans de la gauche, ses alliés d’antan. En 1970, profitant que Sihanouk soit en France, le cousin du roi, le prince Sisowath Sirik Matak et le général Lon Nol, tous deux alliés des Américains évincèrent et destituèrent le roi Sihanouk de son trône. Les américains purent ainsi s’installer au Cambodge. Celui-ci dut se réfugier en Chine où il forma un gouvernement en exil contrôlé par le mouvement révolutionnaire cambodgien. Il l’appela lui-même les Khmers rouges. Ceux-ci profitant du soutien du roi Sihanouk purent engager rapidement des forces vives parmi les paysans qui vénéraient toujours le roi Sihanouk.

Le 30 avril 1970, les Américains aidés de leur alliée l’armée gouvernementale cambodgienne sous le pouvoir de Lon Nol, envahirent le Cambodge dans le but de chasser les milliers de soldats vietcongs qui utilisaient des bases miliaires au Cambodge pour attaquer le Sud-Vietnam. Bien mal leur en prit, la faible armée cambodgienne eut tôt fait d’être vaincue par cette armée du Nord-Vietnam expérimentée et de plus aidée par les Khmers rouges. Pire en juillet 1970, les Nord- Vietnamiens s’emparèrent d’Angkor ! Ultime humiliation pour les Cambodgiens…..

Entre-temps les B-52 américains déversèrent des tapis de bombes sur la moitié du Cambodge (à l’est, proche de la frontière vietnamienne) ce qui fit plus de 250 000 victimes. Ces bombardements ne cessèrent qu’en août 1973, sur ordre du Congrès américain. Malgré l’aide militaire et économique des Américains à Lon Nol, celui- ci fut incapable de tenir face aux Khmers rouges qui envahirent gentiment tout le pays et le 17 avril 1975 entrèrent victorieux dans la ville de Phnom Penh, sous la liesse des habitants croyant être libérés de leur joug. Saigon tomba aux mains des Vietcongs deux semaines plus tard et ce fût la débâcle des Américains. Lon Nol prit la fuite. Le prince Sirik Matak refusa de partir aussi lâchement et resta, estimant qu’il n’en avait pas le droit et que sa seule erreur était d’avoir fait confiance aux Américains.

L’année « Zéro »:

Les Khmers rouges une fois au pouvoir entamèrent la restructuration la plus brutale et la plus radicale qu’une société n’ait jamais tentée. Leur objectif, transformer le pays en une coopérative agricole maoïste dominée par les paysans (90% de la population). Sihanouk de retour à Phnom Penh en septembre 1975 en tant que « chef d’État » dut abandonner cette fonction et il fut retenu prisonnier au Palais royal, ne devant sa survie qu’aux Chinois qui le jugeaient utile.

Pol Pot (frère n°1) élimina en premier lieu tous les représentants de l’ancien gouvernement de Lon Nol, épura à plusieurs reprises les rangs des Khmers rouges aidés pour cela par le général unijambiste Ta Mok. Quelques jours après la prise de pouvoir par les Khmers rouges, la plupart des anciens membres du gouvernement furent exécutés. L’Année « Zéro » prit naissance, le pays fut fermé à tous contacts extérieurs et les Cambodgiens débutèrent une vie atroce qui ne se terminat qu’en 1979, lorsque le pays fut libéré des Khmers rouges par l’armée vietnamienne appelée à la rescousse par l’actuel Premier ministre Hun Sen. Plus de 2, 5 millions de Cambodgiens périrent ou disparurent durant les 5 années de ce régime extrêmement dur et violent, soit le 30% de la population estimés à l’époque à 7 millions de personnes. À ne pas manquer de visionner l’excellent film « la Déchirure », 3 oscars !

De l’occupation vietnamienne à nos jours:

L’armée de libéralisation ou « d’occupation » vietnamienne envahit le Cambodge le 25 décembre 1978 et renversa le pouvoir de Pol Pot deux semaines plus tard. Le roi Sihanouk fut envoyé à Pékin afin qu’il ne tombe pas aux mains des Vietnamiens. L’effondrement social et économique qui accompagna cette invasion, la destruction des stocks de riz et l’absence de récoltes provoquèrent une pénurie du riz et ainsi, une famine généralisée frappa le pays. De plus le pays est devenu un champ de mines. On en dénombre plus de 4 à 6 millions éparpillées dans tout le pays. Elles firent plus de 40 000 victimes.

Durant la majeure partie des années 1980, le Cambodge resta fermé au monde occidental. Jusqu’en 1989, des confrontations entre factions des Khmers rouges et l’armée vietnamienne ne cessèrent de dé-sécuriser le pays. En 1989, l’armée vietnamienne se retira du Cambodge. Le Vietnam dut faire face à des conflits internes dans le pays et n’avait plus les moyens d’entretenir une armée d’occupation au Cambodge. En 1991, des accords de paix furent signés à Paris et tous les partis acceptèrent la tenue d’élections libres et démocratiques supervisées par les forces de l’ONU.

En 1993, le parti royaliste de la Funcinpec remporta les élections mais le PPC rentre de force au gouvernement en menaçant de faire sécession à l’Est. En 1998, Pol Pot décède, on peut visiter sa tombe à Along Veaeng. Le pays toujours incertain est encore divisé par des luttes politiques jusqu’en 2002, où il organise les premières réelles élections libres sur tout son territoire. En 2002, le PPC devient le parti majoritaire avec comme Premier ministre, Hun Sen.